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Grossesse et Allaitement |
Grossesse Comme pour tous les curares, l'atracurium doit être évité pendant le premier trimestre de la grossesse et il ne doit pas être utilisé au cours des deuxième et troisième trimestres de la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue. Allaitement L’Atracurium ne passe pas dans le lait maternel. Il peut être utilisé au cours de l’anesthésie de la femme allaitante. Néanmoins, il est recommandé de suspendre l'allaitement pendant 24 heures après l'administration d'Atracurium. |
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Interactions avec d’autres médicaments |
Certaines substances peuvent modifier l'intensité et/ou la durée de l'effet des curares non dépolarisants. Les médicaments susceptibles de potentialiser l'action des curares non dépolarisants sont : - Les anesthésiques volatils halogénés tels que isoflurane, enflurane, desflurane, sévoflurane ou halothane, - Les anesthésiques locaux, - Certains antibiotiques (aminosides, polymyxines, lincosanides, tétracyclines), - Le sulfate de magnésium (IV), - Les antagonistes du calcium, - Le dantrolène, - Les médicaments aggravant ou révélant une myasthénie latente, voire déclenchant un syndrome myasthénique, comme la quinidine, le lithium, le propranolol, les corticoïdes injectables, la télithromycine. Les médicaments susceptibles de diminuer l'action des curares non dépolarisants sont : - La phénytoïne ou la carbamazépine, en administration chronique. - L'administration de suxaméthonium, destinée à prolonger les effets des curares non dépolarisants, peut provoquer un bloc complexe, difficile à antagoniser par les anticholinestérasiques. - En principe, un monitoring maintenu jusqu'à complète décurarisation permet de pallier toute interaction. Toutefois, une recurarisation non prévue pourrait survenir dans le cas d'une couverture antibiotique postopératoire avec un aminoside, par exemple. Nécessitant des précautions d'emploi : - Aminosides, colistine, lincosanides, polymyxine B : potentialisation des curares lorsque l'antibiotique est administré par voie parentérale et/ou péritonéale avant, pendant ou après l'agent curarisant. Surveiller le degré de curarisation en fin d'anesthésie. A prendre en compte : Glucocorticoïdes (sauf hydrocortisone en traitement substitutif) : avec les glucocorticoïdes par voie IV, risque de myopathie sévère, réversible après un délai éventuellement long (plusieurs mois). |
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Effets indésirables |
Comme tout produit actif, ce médicament peut, chez certaines personnes entraîner des effets plus ou moins gênants : - Réactions allergiques graves - Rougeurs et éruptions cutanées - Baisse de la pression artérielle - Exceptionnellement bronchospasme (gêne respiratoire) - Réaction anaphylactique. - Crises convulsives : exceptionnelle en cas d’utilisation prolongée en milieu de réanimation chez des malades insuffisants rénaux. - Après une utilisation prolongée de myorelaxants chez des patients hospitalisés en Unités de soins intensifs, des cas de faiblesse musculaire et ou de myopathies ont été signalées. |
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Posologie et mode d'administration |
Posologie La dose d’Atracurium est calculée en fonction du poids du patient et de l’intensité, du mode et de la durée de la curarisation recherchée et doit être ajustée en fonction de la surveillance neurologique et musculaire (monitorage neuromusculaire). Utilisation en anesthésie Adulte et enfant de plus de trois mois - Injection IV : • la dose de 0,6 mg/kg procure de bonnes conditions d'intubation, en général au bout de 2 minutes. • 0,3 à 0,6 mg/kg (selon la durée de la curarisation souhaitée) induisent une curarisation profonde de 15 à 35 minutes. - Perfusion continue : Après un bolus initial de 0,3 à 0,6 mg/kg, l'atracurium maintient un bloc neuromusculaire adéquat, lors d'interventions chirurgicales prolongées, en perfusion continue de 0,3 à 0,6 mg/kg/h . Enfant de moins de trois mois : - Les doses de 0,3 à 0,6 mg/kg en injection IV ou 0,3 à 0,6 mg/kg/h en perfusion entraînent une curarisation un peu plus longue que chez l'adulte. Il convient donc d'adapter la posologie et de tenir compte de la plus grande variabilité individuelle de la réponse aux curares dans cette tranche d'âge. L'utilisation en perfusion nécessite un monitorage neuromusculaire. - Au-dessous d'un mois : il est prudent de réduire encore la posologie. Utilisation en réanimation Après un bolus initial de 0,3 à 0,6 mg/kg, l'Atracurium maintient un bloc neuromusculaire adéquat en perfusion continue de 0,65 à 0,78 mg/kg/heure. Mode d’administration Atracurium 25 est administré par voie intraveineuse en injection unique ou en perfusion. Ne pas mélanger dans la même seringue la solution d’Atracurium au thiopental ou à tout autre produit alcalin. |
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